-
Atrophie du courage
Perds tes repères dans une mer pourtant calme
Malgré tous les âges
Cap droit devant et sourires pleins de charme
-
Pourtant c’est le pire des naufrages
Tempêtes intérieures qui au fur et à mesure
Renversent pleines de rage
Tous ses espoirs tous basculés en autant de blessures
-
Rien n’est plus immobile
Les mouvements droits et rectilignes nous ennuient
Comme le temps de la bile
Était parfaitement idéal pour qui l’a enfin fui
-
C’est le temps des tronc d’arbres
Qui remplacent les fleurs
Les cristaux et le marbre
Poussent notre fragile rêveur
Abandon de soi
Oublie donc d’être
Ton petit moi
A qui manque son maître
-
Les flots ont poussé l’apathie la plus totale
Il faut donc vivre sous tous ces attirails
Les attaques ne viennent plus qu’en rafales
Et laissent alors entrevoir toutes ses moindres failles
-
Se jeter dans le vide ne sert plus à rien
Le vide n’existe plus
Les filets sont tous tirés pour ton bien
Le destin nous aura battu
-
Sans danger comment prendre des risques ?
Sans histoire comment raconter ?
Sans musique comment partager les disques ?
Sans vivre comment aimer ?
-
C’est le temps des longs silences
Qui remplacent la chaleur
Les mathématiques et les sciences
Cassent notre fragile rêveur
Fin de partie
Oublie donc celle
Le coeur sorti
La fin est si belle
—
—
02F30, 24 janvier 2012