Fantôme
Mort discrète
Mort élégante
De celles qui enfantent
Ces entailles nettes
Un coeur en noir
Ou blanc de peur
A battre sans saveur
S’est arrêté de croire
Il survole encore
Il monte au ciel
Trop tôt pour être réel
Trop haut pour son corps
Traverse les villes
Passe les années
Un pétale d’une fleur fanée
Qui ne tient plus qu’à un fil
Débarrassé de l’espoir
Il reste toujours l’avenir
Cette plaie à n’en plus finir
Saigne à n’en plus y croire
Déverse ses grands biens
Honore ses promesses
Applique toutes ses caresses
À un coeur qui ne sent plus rien
Pâle comme un fantôme
Sage comme une image
Brûle en moi cette rage
D’avoir détruit mon axiome